La Grande Tête de l'Obiou,
sommet du Dévoluy au nord-ouest
du massif, ne se trouve pas dans
le département des Hautes-Alpes
mais en Isère entre le Trièves à
l'ouest et la vallée de la
Souloise (voir)
à l'est. Si son arrête sommitale
à 2789 mètres d'altitude
présente un profil arrondi, les
pentes de parts et d'autres de
la Grande Tête de l'Obiou
restent très prononcées et
accidentées. Un cheminement
tortueux depuis le Col des
Faïsses (alt. 1699 m) permet en
été d'atteindre le sommet après
avoir gravi près de 1100 mètres
de dénivelé positif. En hiver,
lorsque les conditions le
permettent, cette itinéraire
devient une course très sportive
à skis de randonnée. A proximité
de l'Obiou, plus au sud, la Tête
de Lapras (alt. 2584 m) ou
encore la Tête de l'Aupet (alt.
2627 m) forment des arrêtes
marquées qui se distinguent
nettement dans le paysage. Cette
montagne qui forme dans les
roches sédimentaires une "butte
témoin" fut le théâtre
de deux catastrophes aériennes
en 1946 puis en 1950 faisant 62
victimes au total. Enfin, l'Obiou,
dont le nom signifierait 'Tête
de Boeuf" en arpitan (langue
franco-provençale locale), forme
un immense château d'eau
constitué de roches calcaires où
l'eau s'engouffre à travers un
immense réseau karstique qui
vient notamment alimenter la
surprenante résurgence
vauclusienne de la Grande
Gillarde (voir)
dans la Vallée de la Souloise. |