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Conséquence de la guerre de 1870 et des difficultés rencontrées par les brasseurs alsaciens pour exporter leurs
productions en France, ils cherchent à s'y implanter. Une brasserie de Schiltigheim acquiert à Bar-le-Duc un
établissement qui jusqu'alors avait rencontré des difficultés. Adolphe Kreiss le directeur, donne un nouvel élan à
l'entreprise qu'il baptise Brasserie de La Meuse, et décide de lui donner de nouveaux débouchés en s'installant dans
une région où la consommation doit être importante. Il acquiert la brasserie de Sèvres, la transforme et en fait en
quelques années, un important établissement brassicole : 300 personnes travaillent à Sèvres. La bière est expédiée
par eau et par fer à travers la France.
D'importantes brasseries souhaitent se rattacher à la Meuse qui prend des participations dans celles de Nantes, de
Moulins, de Beaucaire et autres plus modestes.
A Adolphe Kreiss succédera son fils Philippe qui exportera la Meuse hors de France : au Liban, en Afrique du Nord,
dans l'Ouest Africain, et qui va lancer sur le marché français les premiers jus de fruits connus sous le nom de
VIVOR.
Mais vint la guerre de 1939-1945, sa pénurie de matières premières, sa pénurie de matériel. Toute l'industrie
brassicole française en souffrira. La paix revenue le monde connaît une véritable révolution industrielle qui
n'épargnera pas les brasseries. Nombre d'entreprises se regroupent d'autres disparaissent.
La Meuse à Sèvres mal située en un centre ville en rénovation totale ne peut plus aisément fonctionner.
L'exploitation cesse le 31 décembre 1949. La Meuse intègre la Société Européenne des Brasseries (S.E.B.), rachetée
quelques années plus tard par le groupe B.S.N. Le site vendu, les immeubles détruits, ne survivra que le seul réseau
de galeries encore visitables. Nombre de caves se sont effondrées au cours des siècles, d'autres ont
été fermées par mesure de sécurité.
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