C A N Y O N I N G

en Ardèche et alentours
. la Haute Borne (07) le Chassezac (48) le Roujanel (48) la Bézorgues (07)
. Pissevieille (07) le Rieusset  (07) le Rimouren (bientôt) la Louyre (bientôt)
ailleurs
. Gimette (Alpes de Hte Provence - 04) Paluel (Alpes de Hte Provence - 04) Pussy (Savoie - 73)
. Montmin (Haute-Savoie - 74) Clue de Chaudan (Alpes Maritimes - 05)
. Dardo (Corse) Acomat (Guadeloupe)
Présentation de l'activité

Le canyonisme est une activité sportive de nature à la croisée des chemins entre spéléologie, randonnée pédestre et escalade d'une part, et sports d'eaux vives d'autre part. L'activité consiste à progresser dans le lit de cours d'eau dont le débit est relativement faible, à travers des gorges ou des ravins étroits, avec des cascades de hauteurs variées et des vasques plus ou moins profondes.

La progression dans un canyon se caractérise par le niveau de difficulté et d'équipement nécessaire. Lorsque l'activité ne nécessite pas d'équipement particulier, sinon une combinaison et des chaussures adaptées, on parle alors de randonnée aquatique. De nombreux cours d'eau ardéchois permettent de s'y adonner. En revanche, la progression par fort dénivelé dans des canyons encaissés nécessite un équipement particulier (baudrier, longes, casque) et la maîtrise des techniques de progression sur cordes.

L'équipement individuel inclut au minimum une combinaison néoprène, un casque, des chaussures ne craignant pas l'eau et munies d'une semelle anti-dérapante, d'un baudrier adapté à l'activité équipé de deux longes et d'un descendeur. L'équipement collectif est essentiellement constitué de cordes, de matériel de progression (mousquetons, dégaines, descendeurs supplémentaires), de matériel de sécurité et de secours (corde de secours, matériel de remontée sur corde, trousse à pharmacie, lampe, etc.). 

Les canyons se développant en général dans des milieux ombragés, l'eau est souvent fraîche, ce qui, cumulé à la fatigue de la progression, fait du canyonisme une activité à forte consommation énergétique. Il est donc conseillé d'emporter également de quoi se ravitailler au cours de l'activité (barres de céréales par exemple).

Tous les canyons n'étant pas forcément équipés de broches et d'amarrages fixes, il convient de prévoir le matériel adéquat de telle sorte que la descente puisse s'effectuer dans de bonnes conditions, tout en rendant possible le rappel de la corde depuis le bas, après la descente du dernier équipier.

Le relief et les conditions climatiques et géologiques de l'Ardèche offre une grande variété dans les parcours permettant la pratique du canyonisme. Les gorges entaillées en terrains calcaires (canyon de Pissevieille par exemple) présentent des parois verticales, et des passages étroits dont la largeur peut parfois être inférieure à un mètre pour une hauteur de plusieurs mètres. Plus au nord et à l'ouest, dans la Montagne ardéchoise, on évolue d'avantage au travers de roches granitiques (Chassezac) ou schisteuses, sur des parcours pour certains très chaotiques.

Si le canyonisme est une activité ludique et attrayante, elle n'en reste pas moins une activité pouvant rapidement devenir dangereuse. Outre les dangers liés au terrain lui-même et à l'eau vive, la première des précautions est de rester humble et prudent dans un milieu naturel aux composantes variables. En premier lieu, un grand nombre de parcours de canyonisme ne présente pas ou peu d'échappatoire permettant de quitter le parcours avant son terme ou de le remonter en sens inverse. La montée des eaux très rapide et l'extraordinaire augmentation du débit occasionnées soudainement par un orage sur le bassin versant, constituent alors le principal danger. Il s'agit là de la cause de la plupart des accidents mortels constatés lors de la pratique du canyonisme. Il est donc vital de s'engager uniquement après s'être assuré de conditions météorologiques favorables sans le moindre risque d'orage. Ensuite, la méconnaissance des dangers de l'eau vive piège de nombreuses personnes qui ne soupçonnent pas la force des mouvements d'eau ("rappels") au pied des obstacles (toboggans ou cascades) ou entre les blocs (siphons). Enfin, l'inconscience des dangers en milieu naturel peut également être un facteur d'accidents en canyonisme. Parmi les règles à respecter, il convient de s'engager avec le matériel adéquat et une bonne condition physique sans surestimer ses capacités, de ne jamais stationner en bas d'un rappel du fait du risque de chutes de pierres, de vérifier la profondeur des vasques avant d'y sauter et de s'assurer en toutes circonstances de la stabilité de ses appuis lors de la progression entre blocs sur sol glissant.

Enfin, l'activité n'est pas sans impact sur les biotopes particuliers qui caractérisent les canyons, en particulier du fait du piétinement au fond du cours d'eau, lorsque celui ci présente une flore aquatique développée. Différentes études ont néanmoins démontré que cet impact était relativement modeste au regard de l'impact des crues. Par ailleurs, cet impact est plus modeste lorsque le canyon est essentiellement rocheux sans que la flore n'ait pu s'y développée. Quelques précautions de bon sens et un respect permanent de l'environnement (aucun déchet abandonné notamment) permettent de limiter considérablement cet impact.

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